Patrimoine

Le village de Bize-Minervois est riche d’un patrimoine datant de près de 40 000 ans.

 «Les grottes de Bize ont donné à notre premier maître Tournal et à la science, le premier homme historique connu. Elles ont été aussi le berceau de la paléontologie. Les grottes de Bize s’imposent à la science à un autre point de vue. Nous estimons qu’il n’y a en France, aucune caverne si célèbre soit-elle, qui donne pour l’étude des origines de l’humanité, une série aussi claire et aussi complète…». M. Miquel de Barroubio

La pierre sous nos pieds.
L’homme a de tout temps aimé la pierre. Respectueux de sa puissance, il en a fait un abri, depuis les grottes de la préhistoire jusqu’aux maisons de pierre taillée. Dès l’âge de la pierre, (5000 ans avant J.-C.), irrésistiblement attiré par sa maîtrise, il a éprouvé sa propre force en la frottant pour faire du feu, en la gravant d’œuvres rupestres, en la sculptant et en la taillant à sa juste mesure.
Dans la nature la pierre est omniprésente, visible ou enterrée, elle participe à l’équilibre des éléments et à leur beauté. Dans nos garrigues, elle est devenue rocailles, murets, fours à chaux, dallages, capitelles… Ces abris ont donné naissance à une architecture particulière. Cette période d’identification de structures en pierre est située entre le milieu du XVIIIe et jusqu’à la fin du XIXe siècle.

La nature rocailleuse des sols avait amené les bergers, les vignerons et les petits agriculteurs à extraire les pierres de leurs parcelles (souvent des «faïsses») et à les placer, souvent avec minutie, pour enclore leur propriété. Ces cordes de caillasses qui sous nos pieds ont un bruit métallique assez caractéristique, à présent recouvertes de lichens, sont devenues grises. Ces «clapas» et ces cordes sont visibles partout dans le Pech et dans le massif de la Touleyre.

Les capitelles, selon les milieux et selon le bâtisseur peuvent surprendre le promeneur par la splendeur et le savoir-faire de l’homme à cette époque-là. Elles étaient principalement l’abri des bergers ou des agriculteurs qui y rangeaient leurs outils et allaient s’y reposer l’espace d’une averse. Leur orientation et l’épaisseur des murs en font une habitation fraîche l’été et abritée l’hiver.

Moulins à vent sur puits et norias
En bord de rivière, le patrimoine bâti nous montre bien que l’homme a su très tôt maîtriser sans modération les éléments naturels que sont l’eau et le vent. Cette eau qui a toujours été utilisée à divers objectifs. Les moulins à foulon, à farine, huile, papier et corne pour la fabrique d’objets étaient actionnés par la force de l’eau. Ils ont rendu la région riche et prospère.

Le béal
Dévier l’eau de la rivière Cesse par l’intermédiaire de chaussées ou «païssières» pour transporter l’eau dans les béals afin d’utiliser sa force pour actionner les moulins à farine, à huile, à foulons… et arroser les jardins, les prairies, les champs de luzerne, telle était la fonction du béal.

La Tour de Boussecos

La chapelle Saint-Martin

L’« Anthologie de l’Histoire et du patrimoine local » de Jean-Louis Camman, parue fin 2013 est née de l’amour d’un homme pour son village et son environnement. Elle est en vente au prix de 15€, au bénéfice de l’association Bize Patrimoine.

Heritage

The village of Bize Minervois has a rich heritage dating back nearly 40,000 years.

“The caves in Bize gave us the historical expert Paul Tournal (1805-1872), and science the first known man in history. They were the birthplace of palaeontology. The caves in Bize stand out in another way. We believe that nowhere in France is there such a famous cavern that provides a continuous, clear, and complete study of the origins of humanity…” Mr Miquel of Barroubio

The stone under our feet

Man has always loved stone. Respectful of its strength, man has made a shelter from it from caves in prehistoric times to houses made from stone. Since the Stone Age (5,000 BC), irresistibly drawn by its strength, it has proved its power by striking it to produce sparks and hence fire, by carving cave pictures, by sculpting it and by cutting it for building.

In nature stone is everywhere, both visible above ground and buried. It is part of the balance of the elements and the beauty of nature. In our scrubland it has become rockeries, walls, lime kilns, paving, capitelles… These shelters gave birth to a particular architecture. The period when these structures were built has been identified as being between the 18th and the end of the 19th century.

The rocky nature of the soil led the shepherds, wine growers, and small farmers to extract the stones from their land to use for marking the boundary of their property. These stone boundaries, which produce a characteristic metallic noise when walked on, are now covered in lichen and turned grey. These “piles of stones” and boundaries are visible everywhere in the Pech and in the mountains of the Touleyre.

The capitelles

These dry-stone huts with varying interiors and depending on the skill of the builder can surprise the walker with their splendour and the skill of man in that era. They were principally to give shelter to shepherds and farmers, who stored their tools in them and went inside to shelter from the rain. Their orientation and the thickness of the walls made them cool in the summer and sheltered in the winter.

Windmills, wells, and water wheels

On the river bank the historic buildings clearly show us that man from the very earliest times knew how to control the elements of wind and water. Water has always been used for many purposes: mills for laundry, flour, oil, paper, and horn for the production of objects. These mills were powered by water, and helped make the region rich and prosperous.

The irrigation canal

By diverting the water of the river Cesse through dykes or “channels,” the purpose of the irrigation canal was to carry water in the irrigation channels to use the energy to power mills processing flour, oil, laundry… and to irrigate the gardens, grasslands and fields of Lucerne.

La Tour de Boussecos

The chapel of Saint Martin

The “Anthology of History and Local Heritage” by Jean-Louis Camman, which appeared at the end of 2013, was born from a man’s love for his village and his environment. It is on sale for 15€ in aid of the Bize Heritage association.